Patrick LAPAGE

Interview de Patrick LAPAGE, Chef du Service Urbanisme de la Ville de Wavre

Patrick LAPAGE en bref…
Patrick Lapage a 61 ans (il ne les fait pas), il est papa de trois grands jeunes hommes et travaille pour la Ville de Wavre depuis 1996. Quand sa journée de travail est terminée, il joue au golf et roule à moto. Rencontre avec ce gentleman insoupçonné !

Bonjour Patrick, quelle fonction occupez-vous à la Ville ?
Bonjour, je dirige le service Urbanisme de la Ville de Wavre.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ? Et en quoi consiste votre métier ?
J’ai une formation d’architecte à la base et j’ai travaillé comme indépendant pendant 25 ans avant de rejoindre l’équipe du Service Urbanisme. Ça a débuté en 1996, à temps partiel. Avec l’arrivée, à l’époque, du nouveau Code Wallon du logement, il s’agissait pour le service Urbanisme de le mettre en application et ce fût ma première mission. De fil en aiguille, je me suis vu confier d’autres tâches comme la gestion des calamités naturelles, les taxes sur les immeubles abandonnés ou encore l’application de Natura2000. En parallèle, j’ai également réalisé quelques projets architecturaux pour la Ville. J’ai dessiné par exemple l’espace d’accueil du cimetière de Wavre, l’extension de l’école Vie à Bierges ou la rénovation de l’ancienne poste pour y abriter l’école des beaux-arts aujourd’hui. Le temps consacré à la Ville de Wavre n’était donc plus « partiel ». J’ai été investi dans de plus gros dossiers comme « Wavre 2030 », le projet de reconstruction de la Closière, le hall culturel polyvalent, l’embellissement de la place de Limal…
Et finalement, après le départ de mon prédécesseur, Monsieur Robert Miesse, j’ai été nommé chef de service au 1er janvier 2013.

Parlons de votre service, justement. Comment fonctionne-t-il ? À quoi est-il dédié ?
Une des fonctions premières du service Urbanisme est de s’occuper des dossiers de demandes de permis. C’est un petit peu réducteur car la réalité des tâches est plus large et plus diversifiée que cela. Le Service Urbanisme pourrait d’ailleurs s’appeler le Service de la Qualité du Cadre de Vie. J’ai 7 collaborateurs et, ensemble, nous accueillons une vingtaine de visites chaque matin et nous répondons à environ une cinquantaine d’appels par jour. Nous gérons près de 400 dossiers de demande de permis par an ; pour construire une habitation, rénover une ancienne maison, rajouter une véranda à la demeure, repeindre une façade, placer une enseigne, abattre un arbre, faire un lotissement… etc. Pour chaque dossier nous vérifions donc si le projet est en adéquation avec la législation. Nous organisons une enquête publique le cas échéant.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste une semaine type du chef du service Urbanisme ?
Je commence chaque journée par la lecture des mails mais aussi surtout le traitement du courrier classique. Chaque courrier, reçu et envoyé, passe entre mes mains car, vis-à-vis des demandeurs, j’estime devoir prendre mes responsabilités.
Nous passons également du temps à préparer les dossiers de demandes de permis qui doivent passer en Collège communal. Nous relisons tout, plusieurs fois, et nous présentons le dossier clairement aux échevins.
Mon agenda se complète aussi avec de nombreux rendez-vous professionnels. Je rencontre des architectes, des promoteurs, nos bureaux d’étude pour des projets comme Wavre 2030, le hall culturel, etc. Je fais de nombreuses visites sur le terrain et, bien sûr, j’accorde du temps à l’accueil des citoyens. Je me dois d’être à leur écoute. Il faut parfois gérer leur désarroi, leur impatience … mais ce contact avec le public est un aspect de mon métier que j’aime beaucoup. Une des facettes très intéressante de mon travail se concrétise aussi par les contacts avec le Collège communal et plus particulièrement avec le Bourgmestre qui assume l’échevinat de l’urbanisme. Il examine scrupuleusement toutes les demandes.

Nous venons d’en parler un petit peu à travers vos réponses ; il y a beaucoup de projets à Wavre. Mais y en a-t-il un, passé ou futur, qui vous tient plus particulièrement à cœur?
Absolument ! Je me sens très concerné et je suis très investi dans l’action globale que nous menons à Wavre pour préserver notre patrimoine immobilier et plus particulièrement les façades du centre ancien. Quand une demande est introduite pour la zone de la Place Bosch et du centre ancien, je mets tout en œuvre pour m’assurer que le projet apporte une plus-value au bâtiment et que les « horreurs » commises parfois par certaines enseignes ne se reproduisent plus. Pour être plus concret, il s’agit par exemple des vitrines des boutiques qui doivent s’aligner en rez-de-chaussée et ne pas éventrer un premier étage.  

Quelles sont les facettes les plus exaltantes de votre métier ?
C’est indéniablement la rencontre avec les gens. J’aime comprendre leurs situations et les aider à trouver des réponses, des solutions à leurs soucis. Les accompagner dans leurs projets.

Et les inconvénients ?
Franchement, je n’en vois aucun !

Avez-vous une anecdote à nous raconter ?
Oh oui, c’est une demande de permis assez récente d’une famille qui voulait faire construire leur maison en miroir. Il s’agissait d’un grand parallélipipède, assis dans une zone boisée de Limal et entièrement recouvert de miroirs !!!
Finalement, avant que le Collège n’ait pu rendre sa réponse, le demandeur a retiré sa demande …

Pour conclure cette interview, avez-vous quelque chose à rajouter ?
Je salue tous mes collègues de la Ville et leur rappelle que notre service Urbanisme est à disposition du leur pour toute demande.
Je lance également un appel aux bonnes âmes qui souhaiteraient s’investir avec moi dans l’organisation d’une soirée dansante des fonctionnaires de la Ville de Wavre.

Merci Patrick pour cette interview !

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