Ville de Wavre
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Agenda - Détails

Evénement
Quand : 06.07.2010 - 06.07.2010  
Evénement: Concert / Krupnik
Où : Hôtel de Ville - Wavre
Catégorie : Musique / Danse
 
Description événement

L’éducation et la culture sauveront le monde! C’est ce que pensent les organisateurs du festival Maca Minimes qui, en juillet et août, proposeront deux concerts par semaine à Wavre.

Après avoir rencontré un franc succès lors des éditions 2008 et 2009, les Maca-Minimes seront de retour du 1 juillet au 26 août. Tous les mardis et jeudis à 12h15, tantôt dans le cloître de l’Hôtel de Ville, tantôt dans l’église St-Jean-Baptiste, vous vous laisserez bercer, le temps d’un concert de 35 minutes, au gré des plus belles pages du répertoire ou au rythme des musiques du monde.

Ce Mardi 6 juillet: Krupnik Musique klezmer

KrupnikLe mot klezmer vient de la contraction de l’hébreu kle’i zemer qui veut dire “instrument de musique”. Le terme est passé dans le langage courant pour désigner un genre particulier de musique populaire pratiquée en Europe Orientale et aussi en Amérique après l’émigration. Le pluriel hébreu klezmerin désigne les musiciens qui s’adonnent à ce type de musique.
Au XIXe siècle, l’empire tsariste recouvrait encore la majeure partie de l’Europe Centrale et de l’Est. Dans ses immenses territoires et à ses confins vivaient de nombreuses communautés juives, urbaines ou villageoises, parlant yiddish, dont le mode de vie traditionnel commençait à s’ouvrir aux balbutiements du monde moderne. C’est l’époque où, partout en Europe, dans la foulée du romantisme, les cultures nationales d’expression populaire accèdent à la dignité. Sillonnant les routes de Pologne et d’Ukraine, de Bessarabie et de Lituanie, les orchestres de klezmorim élaborèrent un univers musical original, empruntant instruments, styles et thèmes aux cultures environnantes (surtout celle des Tsiganes, cet autre peuple minoritaire, mais aussi slaves, hongroise ou roumaine…). En Russie, la conscription obligatoire, imposée en 1827 par le Tsar Nicolas Ier et fixant un service militaire, conduisit certains musiciens à faire partie d’orchestres militaires où ils apprirent des instruments comme la trompette ou la clarinette. La clarinette devint ainsi peu à peu la rivale du violon jusqu’alors roi incontesté de la musique klezmer et tsigane. L’émigration aux Etats-Unis au début du XXe siècle contribua à faire survivre cette tradition détruite en Europe par la Shoah.

L’ensemble klezmer comporte généralement de trois à cinq musiciens mais peut parfois aller jusqu’à une quinzaine. Leur rôle se répartit entre ceux qui jouent la mélodie et ses variations (premier violon, clarinette, trompette) et ceux qui jouent l’accompagnement (second violon, contrebasse, trombone ou tuba, tambour et grosse caisse). La mélodie principale fait l’objet d’ornements, de variations, d’improvisations souvent virtuoses au gré de l’instrumentiste.

La culture yiddish et la musique klezmer se sont développées jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale. Si cette musique alterne l’expression du malheur et l’exaltation des fêtes et de la joies du shtetl (nom yiddish qui veut dire “petite ville” et désignait les quartiers ou bourgades habitées par les juifs d’Europe Orientale), c’est parce que leur quotidien était nourri de ces sentiments extrêmes depuis les massacres cosaques de 1648 jusqu’aux pogromes de 1881 et 1921. En réaction contre le malheur, le hassidisme avait introduit au milieu du XVIIIe siècle un nouveau type de ferveur et d’exaltation dont le chant et le balancement du corps et même la danse constituent les supports somatiques. Ce mouvement qui a pris une ampleur considérable et s’est maintenu jusqu’à nos jours à contribué à la conservation de la culture yiddish. C’est pourquoi ce répertoire, est presque toujours constitué de pièces à danser, dont certaines sont associées rituellement à des événements particuliers de la vie (bar-mitzvah, mariages). Entre 1880 et 1940, une série de chansonniers européens et américains (Mordechai Gebirtig, Abraham Goldfaden, Morris Rosenfeid, Mark Warshawsky) composèrent des centaines de chansons qui prenaient en compte les extraordinaires mutations du monde juif. Beaucoup d’entre elles sont désormais passées au folklore, avec ou sans paroles et constituent une grande part de ce répertoire.

Infos: www.maca-minimes.be ou 010/23.03.52

 
Localisation
Rue : Place de l'Hôtel de Ville
Code postal : 1300
Ville : Wavre
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