Ville de Wavre
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Agenda - Détails

Evénement
Quand : 08.07.2010 - 08.07.2010  
Evénement: Concert / Discantus
Où : Hôtel de Ville - Wavre
Catégorie : Musique / Danse
 
Description événement

L’éducation et la culture sauveront le monde! C’est ce que pensent les organisateurs du festival Maca Minimes qui, en juillet et août, proposeront deux concerts par semaine à Wavre.

Après avoir rencontré un franc succès lors des éditions 2008 et 2009, les Maca-Minimes seront de retour du 1 juillet au 26 août. Tous les mardis et jeudis à 12h15, tantôt dans le cloître de l’Hôtel de Ville, tantôt dans l’église St-Jean-Baptiste, vous vous laisserez bercer, le temps d’un concert de 35 minutes, au gré des plus belles pages du répertoire ou au rythme des musiques du monde.

Ce jeudi 8 juillet, Discantus

DiscantusL’œuvre profane de Binchois, le « père de joyeuseté » célébré dans la déploration composée à sa mémoire par Johannes Ockeghem, est bien connue : une soixantaine de chansons représente l’expression lyrique appréciée à la cour de Bourgogne. Au contraire, sa production sacrée demeure méconnue en dépit de l’édition intégrale publiée par Philippe Kaye en 1993. Elle est pourtant considérable.
Comme la plupart des compositeurs de son temps, Gilles de Bins, dit Binchois (c. 1400–1460) fait une carrière ecclésiastique qui, bien que modeste (il n’est que sous-diacre), est exceptionnellement stable. Pendant une trentaine d’années, de la fin des années 1420 à la date de sa retraite à Soignies en 1453, Binchois est chapelain du duc de Bourgogne. Les membres de la chapelle ducale chantent aux offices et accompagnent Philippe le Bon dans tous ses déplacements afin qu’il puisse entendre quotidiennement la messe. Quelques œuvres polyphoniques viennent embellir la liturgie chantée principalement en plain-chant monodique. Malheureusement, aucun des livres de chœur utilisés dans la chapelle ducale ne nous est parvenu, aussi bien des doutes subsistent concernant le répertoire de cette prestigieuse maîtrise. La majorité des œuvres sacrées de Binchois sont conservées dans des manuscrits compilés dans le nord de l’Italie alors que, contrairement à Guillaume Dufay, le chapelain bourguignon n’a jamais séjourné dans la péninsule. Ce paradoxe apparent prouve que ses compositions ne sont pas confinées au domaine bourguignon mais au contraire qu’elles alimentent un corpus polyphonique européen en plein essor.
La production sacrée de Binchois paraît singulière car elle ne comprend aucun cycle de messe complet et seulement un motet isorythmique. En outre, le chapelain privilégie la texture à trois voix (superius, contretenor, tenor) au lieu de l’effectif à quatre voix de plus souvent utilisé par ses contemporains. Certains copistes sources regroupent les pièces deux à deux — Gloria-Credo, Santus-Agnus Dei — formant sept paires de mouvements de messe. A ces pièces de l’ordinaire de la messe, s’ajoutent des compositions propres à certaines célébrations spécifiques.

Il est dit dans Le Champion des dames de Martin le Franc (c. 1440) que Dufay et Binchois ont inventé un nouveau style en suivant l’exemple de Dunstable et en adoptant la « contenance angloise ». Ce passage, souvent commenté, ne permet pourtant pas de connaître la nature exacte de l’influence anglaise sur les compositeurs bourguignons.
Il est indéniable que les contacts entre la France et l’Angleterre sont nombreux à une époque où une grande partie du royaume de France est soumise au gouvernement anglais. Binchois, sans doute plus que Dufay, a des liens précoces et fréquents avec les occupants. Ainsi, dès 1424, le comte de Suffolk William de la Pole, l’un des grands capitaines de la guerre de Cent Ans, le récompense pour avoir mis en musique un rondeau malheureusement perdu. Pour Binchois, les occasions d’entendre la musique anglaise se multiplient lorsqu’il devient chapelain du duc de Bourgogne car Philippe le Bon est l’allié des Anglais contre les Armagnacs qui soutiennent le dauphin et futur roi de France Charles VII. La liturgie anglaise et les musiques courtoises insulaires retentissent dans tout Paris ; les musiciens échangent leurs répertoires et leurs modes d’interprétation. Certaines compositions profanes et sacrées de Binchois sont transcrites dans des sources britanniques alors que des œuvres composées semble-t-il par des musiciens anglais lui sont attribuées. Les influences semblent donc réciproques.
Les chansons de Binchois sont également diffusées dans toute l’Europe mais leur poème français est parfois supprimé ou remplacé par un texte en latin dont le sujet religieux et la structure métrique sont totalement indépendants de la version d’origine. Ainsi, la musique des chansons courtoises de Binchois soutient parfois de pieuses paroles.

Infos: www.maca-minimes.be ou 010/23.03.52 

 
Localisation
Rue : Place de l'Hôtel de Ville
Code postal : 1300
Ville : Wavre
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