L’époque contemporaine

En 1794 cependant, lorsque nos provinces passent sous la tutelle française, Bénédictins, Carmes et Récollets sont expulsés de leurs cloîtres respectivement situés à Basse-Wavre, à l’Hôtel de Ville et rue de Nivelles, par le pouvoir républicain, et les anciennes seigneuries de Wavre et de Basse-Wavre sont unifiées : l’Administration communale fait installer un éclairage public au moyen de lanternes à huile et, soucieuse de salubrité, organise l'enlèvement des ordures. Alors commence une période nouvelle, tandis que s’élaborent les bases de notre Administration ontemporaine.

Le Concordat, signé par Bonaparte en 1801, permet de restaurer le culte à Basse-Wavre où la châsse est replacée dans son sanctuaire. Mais, de l’époque napoléonienne, Wavre retient surtout les violents combats qui, les 18 et 19 juin 1815, opposent, dans les rues de la ville, l’arrière-garde du Prussien Blücher aux troupes du maréchal français Grouchy; s’acharnant à déloger les russiens, les Français privent l’Empereur de précieux renforts sur le champ de bataille de Waterloo : la victoire française de Wavre, reste sans lendemain.

La période hollandaise (1815-1830) voit s’affirmer la vocation économique de la ville qui à cette époque compte 4000 habitants : on modernise les routes et on crée un service de diligences.

Lorsque éclatent les troubles qui conduiront à l’indépendance, des volontaires wavriens conduits par François de l'Escaille, partent rejoindre les insurgés Bruxellois et, le 13 août 1830, le général
français Gérard, venu à la rescousse de la toute jeune nation, accueille à Wavre les Ducs d’Orléans et de Nemours, qui viennent y entamer les pourparlers d’armistice avec les Hollandais.

Les années qui séparent l’indépendance de la première guerre mondiale sont placées sous le signe du progrès et de la prospérité.

Le secteur industriel connaît son premier véritable essor avec la création de plusieurs entreprises et manufactures : les Papeteries de Basse-Wavre en 1832, les Fonderies Berger en 1876, la Manufacture d’ouate Orval en 1880, la Corderie Anciaux en 1886, l’Emaillerie Donnay en 1895, les Capsuleries Goffart et Gonnissen en 1902 et les Glacières wavriennes en 1910.
L’apparition du chemin de fer et des lignes vicinales, ainsi que la modernisation du réseau routier et des voies ferrées ne font qu'accroître les possibilités commerciales de Wavre; en 1855 déjà, une ligne de chemin de fer passe par la cité et, dans les années 1890, ce sont les trams à vapeur qui sont mis en circulation : la ligne vicinale reliant Jodoigne, Wavre et Waterloo passe à l’époque par la rue du Chemin de Fer et la rue du Pont-du-Christ.

En 1910, on compte 8.600 habitants pour une ville qui s’est sensiblement étendue.

Sur le plan social, les initiatives se multiplient : commission d’assistance publique en 1837, hôpital en 1843, orphelinat pour garçons en 1858, orphelinat pour filles en 1869 et deux hospices, l’hospice des frères de l'Escaille, rue de Bruxelles, et l’hospice Fiérain, rue du Chemin de Fer. Des établissements scolaires des divers réseaux sont ouverts.

Dans le domaine culturel, Polydore Beaufaux obtient, en 1857, le prix de Rome de peinture.

Plusieurs communautés religieuses s’installent à Wavre et se consacrent aux secteurs social et culturel; c’est le cas des Religieuses de la Providence, des Franciscaines, et des Frères des
écoles chrétiennes.

Une série d’événements heureux ont marqué positivement la vie de notre cité.

En 1859, sur la place du Sablon, le Duc De Brabant, futur Léopold II, inaugure le monument qui représente "L’histoire inscrivant dans ses fastes le 25è anniversaire de la prestation de serment de Léopold Ier", son père, premier Roi des Belges.

En 1876, l’Ecole régimentaire des Carabiniers est fondée.

Le 8 septembre 1897, c’est le Cardinal Goossens, primat de Belgique, qui vient couronner solennellement la statue de Notre-Dame de Basse-Wavre.

En 1901, le Prince héritier Albert est reçu par la ville avec tous les honneurs.


Les deux guerres mondiales marquent durement la ville
; en 1940, le centre est détruit par un violent bombardement de l’aviation allemande et,en août 1944, le bourgmestre A. Bosch et trois de ses compagnons résistants sont assassinés par les rexistes : une stèle en commémore le souvenir au bois du Val, sur la route de Dion à la sortie de Wavre.


Si la retraite allemande donne lieu à des exactions et à des destructions nombreuses, après la libération vient le temps de la reconstruction.

En 1954, un carillon de 49 cloches est installé dans la tour de l’église saint Jean-Baptiste, occasion de créer et de représenter le "Jeu de Jean et Alice".

L’ancien couvent des Carmes, devenu Hôtel de Ville en 1809 et détruit en 1940, est restauré et inauguré en 1961 par LL.AA.RR. le Prince Albert et la Princesse Paola.

Sur le plan culturel, l’après-guerre consacre la célébrité d’un enfant de Wavre Maurice Carême
, " Prince en poésie ", qui se fait le chantre de sa ville natale et de son Brabant wallon; décédé en 1978, il a été, comme il l’avait souhaité, inhumé sur les hauteurs de Chéremont : son mausolée s’élève dans un enclos jouxtant le cimetière communal.

L’histoire se faisant chaque jour, Wavre a vécu un de ses temps forts avec la visite de LL.MM. le Roi Baudouin Ier et la Reine Fabiola, le 25 octobre 1988 : c’était la première fois que des Souverains étaient reçus dans la cité; ils seront suivis, en 1996, par LL.MM. le Roi Albert II et la Reine Paola.
L’Administration communale et toute la population ont réservé aux deux couples royaux un accueil enthousiaste et bon enfant typique de l' esprit wavrien.

En 1999, ce sont S.A.R. le Prince Philippe, Duc de Brabant, et sa fiancée, Mademoiselle Mathilde d'Udekem d'Acoz, qui font leur Joyeuse Entrée dans la cité.

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